La vie merveilleuse de la colocation (suite)
Par Nessi, jeudi 29 juin 2006 à 21:51 :: Ma vie :: #14 :: rss
Dans le précédent billet, je vous contais l'aventure fabuleuse de recherche d'appartement. Si vous avez aimé, vous aimerez aussi ce qui va suivre.
Oui, car jusqu'à présent je n'étais pas vraiment rentré dans le thème : la colocation. C'était juste un prémice, histoire de dire que faut le vouloir, et être obstinément buté pour se lancer dans cette aventure sans faire attention à la multitude de signes qui vous encouragent à ne pas continuer, qui sont autant d'obstacles que vous vous félicitez vous même de cette persévérance qui vous anime. Que vous êtes stupides...
Régle n°1 de la vie en colocation : choisir toutes les solutions possibles pour ne pas vivre en colocation
Au moins je vous aurez prévenu. C'est sûr, vous allez dire que j'exagère, que c'est pas si terrible que ça, voir même que vous même prenez votre pied.
Bon ok, c'est vrai, toutes les colocations ne sont pas désespérée, certaines sont même encourageantes, mais il faut voir les choses en face : la colocation en elle même est un risque pour votre santé mentale qu'il ne vaut mieux pas prendre à la légère. Je ne parle pas forcément pour moi, bien sûr il y a des bons moments, des moins bons, et dans l'ensemble ça se passe plutôt bien. Mais bon nombre de personnes naïves, partant avec toutes les bonnes intentions du monde, ont déchanté rapidement en voyant que "Peace And Love" n'était pas l'esprit universel de la vie en communauté.
Règle n°2 de la vie en colocation : bien choisir ses colocataires
Oui, car après tout, c'est quand même avec eux que vous allez passer quelques temps. Lorsque vous choisissez vos colocs, imaginez vous la gueule qu'ils auront le matin au lever, ou la tenue qu'ils porteront le soir. Vous risquez d'avoir des surprises. Le rêve de tout coloc. mâle, c'est de vivre avec des bombes sexuelles étrangères, suédoises si possible, qui fassent la bouffe et le ménage sans broncher, et qui portent des nuisettes moulantes taille 8 ans, mince protection envers les pulsions animales qui l'anime. Force est de constater que c'est rarement le cas. Enfin pour ma part elle n'était pas suédoise.
Autrement, il y a toujours la question de savoir si c'est mieux une coloc. mixe qu'une coloc. moins mixe. Par bon sens, et d'après ce que j'ai pu entendre, je dirais qu'une colocation où il y a une uniquement des filles revient à mettre un stock de nitroglycérine dans un bus mexicain. C'est périlleux, limite suicidaire. A contrario, une coloc. de gars risque de faire baisser sensiblement l'indice d'hygiène dans le secteur. Mais ça reste viable.
En fait, il faut trouver l'équilibre, et surtout si vous êtes une fille, ne pas emmerder son monde.
Règle n°3 de la vie en colocation : tenir les comptes
Certaines personnes pensent que c'est mesquin de tenir les comptes, du style "on se fait confiance, pas de ça entre nous". Curieusement, ce sont ces mêmes personnes qui se font souvent entuber. ça n'a rien absoluement rien à voir avec la confiance, bien au contraire. Je trouve même que c'est une marque d'honnêteté et c'est surtout mieux pour se libérer l'esprit de savoir que tout est marqué quelque part, que de se demander si tout ça ne va pas finir aux oubliettes, et que les 150€ prêtés au début du mois - pour soit-disant acheter un nouveau tapis de salle de bain - ne vont pas s'envoler. D'autant plus qu'il est toujours délicat de réclamer les choses qui vous sont dûes. Et c'est souvent source de mésentente et justement, de manque de confiance au final.
Donc la première chose à acheter en commun : un cahier.
Régle n°4 de la vie en colocation : ne pas draguer sa coloc
Chaque chose en son temps. Vous aurez bien assez de temps pour supporter une femme le reste de votre vie, ne surtout pas sauter des étapes. La nature est strict sur ce point : un homme normalement constitué ne peut résonablement pas supporter une femme plus d'une demi heure sans en subir les conséquences. ça peut aller du banal "t'as même pas vu que j'étais aller chez le coiffeur" à "je sens que notre couple s'essouffle", en passant par le périlleux "prouve moi que tu m'aimes". Et autant dire qu'arriver à ce stade là, il s'agit de pas se louper, sinon c'est le syndrome migraine assuré, voir le traitement canapé si vous avez osé sortir une connerie du style "mais tu sais que je t'aime Sophie"... Oui, sauf qu'elle s'appelle pas "Sophie"^^
En tout cas, il ne faut pas être une lumière pour comprendre que ce n'est pas la meilleure chose à faire.
Règle n°5 de la vie en colocation : tu aimeras tes voisins
Mais rien ne dit que vous, ils vous aimeront. C'est un peu comme la roulette russe, ou comme une boîte de chocolat pour les cinéphiles. On peut tomber sur des vieux sympas, des vieux moins sympas, des jeunes cools, des jeunes moins cools, et des "milieux" qui sont un peu la synthèse de tout ça. Puis il peut aussi improbablement y avoir une coloc. de filles juste en face, et ça, on a beau dire, c'est quand même plutôt rare. Par exemple, moi j'ai un peu la totale : un "milieu" en face, des jeunes moins cools en haut, des vieux cools en bas. J'aurais préféré des colocs. de filles étrangères suédoises et sexy tout partout, mais on choisit pas sa famille, on choisit pas ses amis, et définitivement, on choisit pas ses voisins.
(à suivre)


Commentaires
1. Le lundi 9 octobre 2006 à 23:51, par rounel
2. Le samedi 9 février 2008 à 19:22, par kiara14200
3. Le dimanche 10 février 2008 à 20:33, par Moi
4. Le jeudi 21 janvier 2010 à 21:00, par Ze-Coloc
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