Soirée Grenobloise
Par Nessi, samedi 17 mai 2008 à 17:24 :: Blog :: #69 :: rss
Hier, j'ai vécû une soirée improvisée à Grenoble. Voici son récit...
Retour de congés
Je suis revenu hier dans la journée de mes congés, soit après près de 4 semaines de farnientes salvatrices. La journée semblait toute tracée : arrivée à Grenoble pour poser mes bagages, récupération de mon scoot qui lui aussi prenait des vacances bien méritées dans le garage de ma soeur, investissement de ma chambre (comprendre "poser mes affaires un peu partout sans aucune logique"), distribution des cadeaux, puis glandage, peut être un peu de rangeage, et pourquoi pas en début de soirée aller boire un verre en terrasse avec quelques amis. Et c'est d'ailleurs comme celà qu'elle s'est déroulée, enfin, c'était avant le drame bien entendu.
Bon, juste un verre alors
Donc globalement, tout s'est passé comme je m'y attendais. J'appelle un pote pour aller boire un verre, on se donne rendez-vous en terrasse vers 20h, et comble de la perfection masculine, on arrive tous les deux au même instant à l'endroit du rendez-vous, soit la place du tribunal (ou du trib' pour les jeunes dans le coup) au centre de Grenoble. La encore, pas de problème : on prend un verre, d'autres amis - qui deviendront plus tard mes compagnons de soirée (au sens purement platonique du terme) nous rejoingnent, nouvelle tournée parcequ'on n'allait pas les laisser boire tout seul, et comme tout bon français qui se respecte, chacun y va de son petit coup de gueule et de son avis sur la situation géo-politique du moment. On a presque pu entrevoir une esquisse de débat digne d'une émission d'Arté avec Lorie et Alizée... Bref, on râlait, tout simplement. Jusque là tout va bien.
Vous faites quoi ? Vous passez à l'appart ?
On a du mal à imaginer comme ce genre de proposition peut vous mener loin dans la nuit. Donc, au moment de partir vint la question de rentrer ou continuer la soirée. A cette étape, tout reste possible, il est encore temps de rentrer sagement chez soi, prendre une verveine et aller se coucher parceque demain... Ben c'est le week-end... Bon ok, je viens.
Donc la soirée se poursuit dans l'appartement de mes comparses, mais là encore, la soirée ne semble pas prendre plus d'ampleur que ça : quelques apéros bien placés, un grignotage de pizza, des discussions un peu moins élevées qu'en début de soirée, mais l'ensemble est bon esprit, on sent la soirée bien peinard. Puis là, à cet instant précis, le tournant de soirée.
Vous êtes ou ? Ben passez à l'appart !
Visiblement, la soirée semble prendre un peu plus d'ampleur. La venue de nouvelles personnes est imminente, et bientôt voilà qu'arrive un, puis deux trois quatre... Bon, une bonne quinzaine de nouvelles têtes venus prolonger l'apéro déjà bien entamé. Bref, la soirée monte d'un ton, on n'est plus dans le petit plan peinard, on est dans la grosse soirée du Vendredi soir. Donc les discussions et la musique vont bon train, l'esprit reste gentillet même si quelque peu échaudé. Et puis, c'est toujours intéressant de voir de nouvelles personnes, même si quelques filles en plus aurait été bienvenue mais bon.
Et là, c'est le drame
La soirée continue sans heurt, bon enfant avec des gens sympathique et quelques correspondant étrangers qui me permettent de réviser mon espagnol, non sans quelques humiliations de langage bien senties. Puis les voisins commencent à s'en mêler, et la décision est rapidement prise d'aller continuer la soirée ailleurs.
Merde, mes lunettes
Dans la cohue, voilà que mes lunettes ont disparu. Faut vraiment être con pour piquer des lunettes de vue. Ou cleptomane, comme cette correspondante étrangère aux formes généreuses qui a trouvé que les lunettes dans les cheveux (les siens en l'occurrence) était la touche finale parfaite à sa physionomie. Après quelques instants de flottements et d'enquêtes passées auprès des différents invités, je retrouvais possession de mes lunettes, malgré quelques remontrances de la dite correspondante qui trouva ça anormal de lui ôter cet atout sensuel qui lui allait tant.
Bon, on va ou
Et oui, c'est toujours la question fatidique qui se poste à ce moment de la soirée, où personne n'a encore envie de retrouver son lit et merde quoi, on est jeune, la soirée ne fait que commencer. N'ayant aucune prise sur les événements, je décidais de me laisser porter. Le groupe semble doucement se disloquer, chacun allant dans une direction différente. Je décide de suivre mes compagnons de début de soirée. Après quelques détours dans la ville, on retrouve une camionnette de jeunes gens sur-excités qui visiblement étaient dans le même état que nous, et pour cause, puisque c'était effectivement nos autres comparses de soirée. Sans que je comprenne grand chose, me voilà embarqué dans une camionnette surpeuplée, à destination de je ne sais ou.
Soirée à la Maison de la culture
Après un court trajet en voiture, nous voilà arrivé à la Maison de la Culture, pour continuer la soirée, quoi que je doute que "culture" était bien le mot qui qualifiait le mieux la soirée. Donc nous voilà arrivé dans une sorte de mélange de boume pour fin de soirée étudiante. La musique est pas mal, il y a du monde et j'ai encore du mal à réaliser comment je suis arrivé ici.
La soirée poursuit son cours, invariablement. Pas de débordement, des filles sur la piste de danse, il est plus que temps pour moi de prendre en main les choses.
En tant que fils spirituel auto proclamé de John Travolta, je décide donc de donner quelques leçons de danses aux amateurs du coin. Je sens les regards se poser sur moi, rapidement la piste se libère pour me permettre de donner libre cours à mon expression corporelle. Ou pour me fuir peut être, je sais pas trop. Bref, je déambule maladroitement sur la piste en espérant que de loin, celà peut au moins paraître comme une nouvelle forme de danse contemporaine. A un instant, je décide d'aller discrètement aborder une fille dont le déhanché me semble tout à fait adapté à ma perception de l'idéal féminin et en accord avec ma personnalité et mon moi intérieur, qui danse comme toutes les filles prudes : en groupe avec ses copines (super pratique ça). L'approche se veut sensuelle, discrète, surtout ne pas donner l'impression d'être le gros lourd de la soirée. Je sens que doucement un contact s'installe, nos corps se rapprochent et brusquement, pour je ne sais quelle raison, voilà qu'elles décident d'arrêter de danser et se retirer de la soirée, pile au moment ou j'allais conclure (entendre par là : "approcher à moins de deux mètres d'elle, dans le dos et à couvert du vent''). Bref, dépité par cet échec, je décide de faire une pause bien méritée.
1km à pied, ça use, ça use
La soirée continue sans grand intérêt. Au bout d'un moment, vers les 3h00 du mat', on décide avec quelques personnes qu'il est tant de rentrer. Evidemment, comme on est venu en voiture, il va bien falloir se coltiner le retour à pied. Heureusement on n'est pas trop loin du centre. Le retour se passe sans encombre. Après quelques figures acrobatiques sur le chemin du retour, il est temps pour moi de laisser mes compagnons de soirée, pour retrouver mon lit bien douillet. J'arrive tant bien que mal à retrouver le chemin du retour, à libérer mon lit de toutes les affaires de mon voyage, que je n'avais pas encore pris la peine de ranger, et à m'écrouler comme un bienheureux sur mon lit, pour me réveiller aujourd'hui vers 14h, dans la même position, c'est à dire sur la couverture de mon lit et non bien au chaud dans ma couette. Mais bon, on dort aussi bien finalement...
Et ce soir ?
Tiens, en parlant du loup, je viens de recevoir un appel pour une soirée ce soir. Finalement, c'est pas encore ce soir que je vais dormir...
C'est tuant les vacances quand même, vivement le boulot, Lundi...


Commentaires
1. Le lundi 19 mai 2008 à 12:58, par Fanny
2. Le lundi 19 mai 2008 à 14:12, par Moi
3. Le samedi 24 mai 2008 à 14:08, par soso
Ajouter un commentaire